ROBERT D'ARTOIS, LE GOÛT DES CROISADES

Robert 1er d'Artois est né en 1216, il est le troisième fils de Louis VIII et de Blanche de Castille et frère de Saint Louis. Conformément à la volonté de son père, il reçut en 1237 le comté d'Artois. Il décède pendant la bataille de Mansourah le 8 février 1250 alors qu'il livre combat contre les ordres du roi.

Robert 1er « le Bon » (ou « le Vaillant »), comte d'Artois (1237), croisé. Fils de Louis VIII, roi de France et de Blanche de Castille.
Robert 1er « le Bon » (ou « le Vaillant »), comte d'Artois (1237), croisé. Fils de Louis VIII, roi de France et de Blanche de Castille.
Extrait de la BD historique Saint Louis Collection : « Ils ont fait l’Histoire* »  © Glénat / Fayard 2015
Extrait de la BD historique Saint Louis Collection : « Ils ont fait l’Histoire* » © Glénat / Fayard 2015

 

Il refuse un empire

 

En 1240, le pape Grégoire IX lui offre la couronne impériale : Robert d'Artois décline la proposition, qui aurait impliqué qu'il menât quelques guerres pour prétendre à l'Empire. Ce frère fougueux trouvera malheureusement la mort lors de la première croisade de Saint Louis.

De fait, les croisés avaient décidé d'attaquer Le Caire. Pour cela, ils devaient d'abord faire tomber Mansourah alors défendue par les Fatimides. Durant plus d'un mois, les croisés restent bloqués devant la ville, n'arrivant pas à franchir le Nil. Finalement, grâce à une trahison d'un groupe du camp ennemi, l'armée franque franchit ce bras du Nil par un gué, le matin du 8 février 1250.

Un guerrier imprudent

 

L'avant-garde est commandée par Robert d'Artois et le maître du Temple, Guillaume de Sonnac : elle enfonce le petits corps de troupe gardant la rive. Grisé par ce premier succès, et sans attendre le gros de l'armée chrétienne, Robert d'Artois et ses hommes poursuivent leur avantage, traversent le camp sarrasin, tuent l'émir Kahreddin et entrent par surprise à l'intérieur de Mansourah. Là, ils sont accueillis par les mamelouks turcs, qui, menés par leur chef Rukn ad-Dîn Baybars (Baybars l'Arbalétrier), les massacrent à l’exception de quelques chevaliers, dont Guillaume de Sonnac qui y perd un œil. Saint Louis sera profondément attristé par la mort de ce frère chéri.

 

À son retour de croisades, il demandera à l'Église de lui accorder le statut de martyr – l'Église refusera d'exaucer ce vœu.


Écoutez un récit de la bataille de Mansourah extrait du CD Saint Louis, le Croisé au cœur juste.

Texte de Jacques Bainville - Adaptation de Marc Geoffroy

Éditeur : France Productions

 

Bien entendu chacun corrigera l'erreur encore trop classique de nos jours : on ne jette pas d'huile bouillante sur les assaillants ! Bien trop cher à l'époque.

Bataille de Mansourah en 1250. Vie et miracles de Saint Louis, Guillaume de Saint-Pathus, XIVe siècle, BnF, f°199.
Bataille de Mansourah en 1250. Vie et miracles de Saint Louis, Guillaume de Saint-Pathus, XIVe siècle, BnF, f°199.

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