Effets de la justice au Moyen Âge

Le pilori. Coutumes de Toulouse, 1296, BnF. Temple de Paris
Le pilori. Coutumes de Toulouse, 1296, BnF.

Le pilori

 

 

Le pilori ruine la réputation de qui s'y trouve exposé aux railleries du public, il vise en particulier les blasphémateurs. Les passants, attirés par le crieur

et sa trompe, peuvent s'amuser à agonir d'injures

le malheureux, lancer dans sa direction de la boue ou des matières fécales, mais l'emploi des cailloux leur est en général déconseillé : ce n'est pas une lapidation, mais une humiliation limitée dans le temps.

La castration. Coutumes de Toulouse, 1296, BnF. Temple de Paris
La castration. Coutumes de Toulouse, 1296, BnF.

La castration

 

 

Celui qui s'est rendu coupable d'homosexualité ou

de bestialité, dans le meilleur des cas est transformé

en eunuque par l'ablation de ses testicules.

Dégradation d'un clerc. Coutumes de Toulouse, 1296, BnF.
Dégradation d'un clerc. Coutumes de Toulouse, 1296, BnF.

 

 

Dégradation d'un clerc

 

On fait disparaître sa tonsure, indicative de son état antérieur. Ce sont des ecclésiastiques qui procèdent

à l'opération, car les clercs jouissent du privilège du for ecclésiastique. Une fois déchu des privilèges de clergie, le clerc peut tomber entre les mains du pouvoir temporel, figuré par les hommes d'armes.

La pendaison. Coutumes de Toulouse, 1296, BnF. Temple de Paris
La pendaison. Coutumes de Toulouse, 1296, BnF.

La pendaison

 

 

La publicité faite autour de la pendaison du condamné

à mort exalte la justice qui le châtie pour son crime :

il est d'abord traîné en cortège à travers la ville à son de trompe, fouetté, humilié, puis son cadavre demeure exposé des jours et des jours au gibet afin d'avertir les éventuels délinquants du sort pitoyable qui les attend.

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